#Cuba face au marchand de chaosPar @BPartisansMiguel Díaz-Canel a confirmé que La Havane mène des conversations avec Washington afin de « déterminer quels sont les problèmes bilatéraux qui doivent être résolus ». Une phrase diplomatique soigneuse...
... mais implacable. Chaque année, l’Assemblée générale des Nations unies condamne cette politique. En 2023, 187 États ont voté pour la levée de l’embargo. Les États-Unis et Israël ont voté contre. Une unanimité mondiale contre laquelle Washington persiste avec l’entêtement d’un empire convaincu que la punition finira bien par produire un miracle.Dans ce contexte, Díaz-Canel tente d’ouvrir un canal.Il rappelle l’exemple des discussions entre Raúl Castro et Barack Obama. À l’époque, Obama avai...
... pour Cuba.Parce que Díaz-Canel ne parle pas avec un président en quête de compromis. Il parle avec Donald Trump, un dirigeant qui considère la politique internationale comme un ring où la brutalité tient lieu de stratégie. Trump a besoin d’une victoire rapide, spectaculaire, presque théâtrale.Après la confrontation désastreuse avec l’Iran, un conflit présenté comme une démonstration de puissance et qui ressemble désormais davantage à une impasse coûteuse, la Maison-Blanche doit montrer qu...
...’elle peut encore imposer sa volonté quelque part.Et Cuba est une cible idéale.Contrairement à l’Iran, l’île n’a ni missiles capables de menacer les bases américaines, ni réseaux régionaux capables de transformer un conflit en incendie géopolitique. Cuba n’a pas construit une stratégie de dissuasion militaire. Elle n’a que son histoire révolutionnaire et une économie exsangue.Autrement dit : un adversaire faible.Dans la logique trumpienne, c’est exactement le type d’adversaire contre leque...
...t reconnu une évidence embarrassante : « cinquante ans d’isolement n’ont pas réussi à promouvoir la démocratie à Cuba ». Mais cette lucidité n’a pas survécu au cycle politique américain. Quelques années plus tard, les #sanctions étaient de retour, plus dures, plus larges, plus punitives.Car la diplomatie américaine avec les États faibles suit souvent un schéma cyniquement simple : on négocie… et pendant ce temps on serre la gorge.Et c’est précisément ce qui rend ces discussions dangereuses...