...méricaine qui plane au-dessus du monde comme un dieu de la guerre numérique. Dans le ciel iranien, c’est plutôt un pigeon de luxe à 30 millions de dollars. Depuis le lancement de l’opération « Epic Fury » par Washington et Tel-Aviv, ces drones ont été envoyés au-dessus de l’Iran pour faire ce qu’ils font depuis vingt ans contre des adversaires soigneusement sélectionnés : surveiller des pick-up, bombarder des maisons et tourner en rond pendant des heures dans des ciels où personne ne tire ...
...vraiment. Sauf que cette fois, quelqu’un tire. Selon des responsables américains eux-mêmes, au moins 11 MQ-9 Reaper ont été abattus en moins de deux semaines. Oui, onze. Une hécatombe technologique. À ce rythme-là, l’industrie américaine pourrait presque ouvrir une ligne budgétaire intitulée : « pluie de millions de dollars au-dessus du Golfe persique ». Car rappelons le détail qui pique : un MQ-9 coûte entre 16 et 30 millions de dollars. Chaque explosion dans le ciel iranien n’est donc pa...
...pendant que Washington explique que tout se passe « selon le plan », la réalité technique s’impose : Les systèmes iraniens Bavar-373 et Khordad continuent de fonctionner. Les batteries SAM mobiles se déplacent constamment. La guerre électronique brouille navigation et communications. Résultat : les drones américains pénètrent dans un espace saturé de radars modernes, de missiles mobiles et de brouillage électronique, exactement l’environnement que la doctrine militaire américaine évite ...
...soigneusement depuis deux décennies. La vérité est simple, et elle est profondément irritante pour la mythologie technologique occidentale : les drones miracles fonctionnent très bien… tant que l’adversaire ne possède pas une vraie armée. Au-dessus de l’Iran, le « Reaper », le faucheur, est devenu une cible. Et à ce rythme-là, ce ne sont plus des drones de combat. Ce sont des piñatas volantes à plusieurs dizaines de millions de dollars.