...urne autour des frappes aériennes, des drones et des menaces de fermeture du détroit d’Ormuz. Logique : environ 20 % du pétrole mondial et près d’un tiers du GNL maritime transitent par ce corridor, selon l’U.S. Energy Information Administration. Quand ce robinet se ferme, l’économie mondiale commence à tousser. Mais derrière le théâtre militaire, l’Iran semble jouer une partition beaucoup plus dangereuse : attaquer le dollar là où il règne depuis cinquante ans, le pétrole. Selon des infor...
...odollar, oblige les pays importateurs à accumuler des réserves en billets verts. L’ancien secrétaire d’État américain Henry Kissinger résumait brutalement cette logique : « Contrôlez le pétrole et vous contrôlez les nations. » Or voilà que Téhéran tente une pirouette : contrôler le détroit pour contrôler la monnaie du pétrole. L’idée n’est pas totalement folle. Une grande partie du brut iranien exporté vers la Chine est déjà réglée en yuan, souvent via le système chinois CIPS, alternative ...
...au réseau SWIFT. La People's Bank of #China indiquait que ce système avait traité 175 000 milliards de yuans de transactions en 2024, en hausse de plus de 40 %. En clair, Pékin a construit l’autoroute monétaire. L’Iran tente peut-être d’y installer un péage. Le scénario serait simple, presque cyniquement élégant : - Menacer de fermer Ormuz - Créer un choc pétrolier - Rouvrir le passage… mais en yuan Un économiste du International Monetary Fund résumait déjà ce danger dans un rapport récent...
... : « La fragmentation monétaire pourrait s’accélérer si les matières premières stratégiques commencent à être échangées dans plusieurs devises. » Traduction : le monopole du dollar n’est plus une loi de la nature. Bien sûr, Washington ne laissera pas son système monétaire être torpillé aussi facilement. Le secrétaire au Trésor américain Janet Yellen rappelait encore récemment que « le rôle international du dollar reste soutenu par la profondeur et la liquidité des marchés financiers améric...
...mations reprises par plusieurs médias internationaux citant CNN, Téhéran envisagerait d’autoriser certains pétroliers à traverser Ormuz… à condition que le pétrole soit vendu en yuan chinois. Pas de confirmation officielle pour l’instant, mais l’idée circule suffisamment pour faire frissonner quelques banquiers centraux. Car toute la puissance financière américaine repose en partie sur un vieux pacte tacite : le pétrole se paie en dollars. Depuis les années 1970, ce système, le fameux pétr...