...ent encore.Son principal fait d’armes ? Avoir blasphémé lors de la cérémonie des JO en participant à une mise en scène grotesque et décadente de la Cène. Dans un monde où les repères sont systématiquement renversés, il n’est finalement pas surprenant de voir ce type de provocation élevé au rang de mérite.Une question plus profonde se pose désormais : pourquoi notre époque met-elle si souvent en avant des figures qui semblent incarner non pas l’élévation, la maîtrise ou l’harmonie, mais au ...
...ations voyaient dans la beauté une exigence, une discipline, une orientation vers un idéal, la nôtre paraît fascinée par l’abaissement, la provocation et la négation de toute hiérarchie esthétique ou morale.Il faut alors se demander si cette mise en avant permanente de corps dégradés, de postures outrancières ou de figures volontairement dissonantes ne traduit pas quelque chose de plus grave : un suicide civilisationnelle, un renoncement collectif, peut-être même une forme de consentement ...
... valide, où l’on célèbre même ce qui relève parfois d’une forme de déclin ? À certains égards, cela évoque un imaginaire du suicide assisté : non plus seulement au sens littéral, mais comme symbole d’une société qui accompagne sa propre dissolution en la parant du vocabulaire de l’émancipation.À force de couronner le laid, on finit par s’y vautrer tout entier. Voilà le fond de l’époque. Elle ne veut plus s’élever, elle préfère ramper en se croyant libre. Elle ne cherche plus le beau, trop ...
...lent à l’effacement. Comme si une société qui ne croyait plus ni au vrai, ni au bien, ni au beau en venait logiquement à promouvoir ce qui en prend le contre-pied.Dès lors, la question devient presque métaphysique : que cherche à se dire une civilisation qui ne s’admire plus elle-même qu’à travers ses propres caricatures ? N’y a-t-il pas là un écho troublant à une culture du renoncement, où l’on ne soigne plus, où l’on ne corrige plus, où l’on n’élève plus, mais où l’on accompagne, où l’on...