#Trump ou l’art de préparer une défaite en la présentant comme une victoirePar @BPartisans« On leur parle… mais je ne sais pas si je veux faire un marché. »Avec Donald Trump, la diplomatie ressemble souvent à un numéro de prestidigitation : on ag...
...est à la fois détruit et parfaitement opérationnel.Le problème, c’est que la version iranienne est beaucoup moins confuse. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a été parfaitement clair : l’Iran n’a demandé ni cessez-le-feu ni négociation. Dans une interview récente, il a même précisé que toute discussion ne pourrait avoir lieu qu’aux conditions de Téhéran.Autrement dit : Washington bombarde, mais c’est Téhéran qui fixe l’agenda.Cette inversion stratégique explique la nervosit...
...es drones américains tombent, les bases américaines restent sous pression et le détroit d’Ormuz continue de dicter les prix mondiaux du pétrole.Bref, l’ennemi totalement vaincu continue curieusement de se battre.L’Iran, lui, joue la stratégie classique des puissances asymétriques : le temps. Araghchi l’a résumé brutalement : la République islamique peut tenir des années. Certains responsables iraniens évoquent même une décennie de résistance.Pour Washington, c’est un cauchemar politique. C...
...ar le calendrier stratégique iranien est géologique, tandis que le calendrier américain est électoral. Les Élections de mi-mandat aux États-Unis approchent, et une guerre qui s’enlise est le poison le plus rapide pour une présidence.Trump le sait. D’où cette étrange pirouette narrative : expliquer que l’Iran « veut vraiment faire un marché », tout en laissant entendre que les États-Unis pourraient ne pas être intéressés. C’est la rhétorique classique de la sortie honorable : faire croire q...
...é croissante à Washington. Le Pentagon lui-même reconnaît désormais que le conflit pourrait s’inscrire dans la durée. Dans le langage militaire américain, « Long conflit » signifie généralement une chose très simple : il n’y a pas de plan de sortie.C’est là que la rhétorique de Trump devient un exercice presque clinique de gestion d’échec.Depuis des semaines, il affirme que l’armée iranienne est « détruite », que ses capacités sont « anéanties », que la victoire est « totale ». Pourtant, l...