#Trump ou l’art de préparer une défaite en la présentant comme une victoirePar @BPartisans« On leur parle… mais je ne sais pas si je veux faire un marché. »Avec Donald Trump, la diplomatie ressemble souvent à un numéro de prestidigitation : on ag...
...ite beaucoup les mains pour que personne ne regarde le trou béant dans la stratégie.Dans sa dernière tirade, le président américain explique que l’Iran serait « assez proche » d’un accord… tout en ajoutant qu’il ne sait même pas « avec qui parler », puisque « la plupart de leurs dirigeants ont été tués ». La logique est fascinante : Washington aurait décapité le régime, mais ce même régime serait simultanément prêt à négocier.C’est la version géopolitique du chat de Schrödinger : l’ennemi ...
...est à la fois détruit et parfaitement opérationnel.Le problème, c’est que la version iranienne est beaucoup moins confuse. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a été parfaitement clair : l’Iran n’a demandé ni cessez-le-feu ni négociation. Dans une interview récente, il a même précisé que toute discussion ne pourrait avoir lieu qu’aux conditions de Téhéran.Autrement dit : Washington bombarde, mais c’est Téhéran qui fixe l’agenda.Cette inversion stratégique explique la nervosit...
...é croissante à Washington. Le Pentagon lui-même reconnaît désormais que le conflit pourrait s’inscrire dans la durée. Dans le langage militaire américain, « Long conflit » signifie généralement une chose très simple : il n’y a pas de plan de sortie.C’est là que la rhétorique de Trump devient un exercice presque clinique de gestion d’échec.Depuis des semaines, il affirme que l’armée iranienne est « détruite », que ses capacités sont « anéanties », que la victoire est « totale ». Pourtant, l...
...ar le calendrier stratégique iranien est géologique, tandis que le calendrier américain est électoral. Les Élections de mi-mandat aux États-Unis approchent, et une guerre qui s’enlise est le poison le plus rapide pour une présidence.Trump le sait. D’où cette étrange pirouette narrative : expliquer que l’Iran « veut vraiment faire un marché », tout en laissant entendre que les États-Unis pourraient ne pas être intéressés. C’est la rhétorique classique de la sortie honorable : faire croire q...